Accord salaire 2015 : la CFTC ne signe pas !

Posté par cftcinsertion le 18 mars 2015

A l’issue des négociations salariales pour la Branche des Ateliers et Chantiers d’Insertion, le Synesi a proposé une revalorisation de la valeur du point à 5,93€….soit gracieusement 0,5% d’augmentation.

La CFTC estime que 1% (et donc 0,5%) ça se donne ça se négocie pas, ça se donne. 

La CFTC aurait pu entendre les arguments du Synesi si un effort avait été fait sur la participation de l’employeur sur la complémentaire santé. Mais sur ce sujet, les choses sont claires : l’employeur se cantonnera au minimum légal soit une participation de 50% sur l’adhésion… dans ces conditions, nous ne voyons pas pourquoi nous devrions dire « merci patron » lorsqu’on nous propose 3 centimes de plus sur la fiche de paie. Donnez-les, on les prend, mais ne nous demandez pas de négocier pour cela….

Frédéric Belouze

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Lettre des ACI à Mme Emmanuelle Wargon Déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle

Posté par cftcinsertion le 24 février 2015

Madame,

Nous venons, en tant que branche des ateliers et chantiers d’insertion vous informer des difficultés rencontrées par les ACI du département du Puy de Dôme. Ce département a annoncé le 26 novembre en CDIAE qu’il n’interviendrait plus sur la part RSA dans les CDDI à compter du 1er janvier. L’Etat a annoncé ne pas pouvoir compenser et a informé les structures le 6 février (en concertation avec le CG et Pole Emploi) qu’il envisageait de réduire de 72 ETP les ACI soit 96 postes (sur les 480 du département). La proposition est de transformer une douzaine d’ACI (sur les 60) en chantier avec des CUI CAE pris en charge exceptionnellement à 95 % sans exiger un ASP et un encadrement particulier. Cette transformation d’ACI portés par des collectivités et quelques ACI sur des territoires se ferait dès le 1er juillet, soit dans 3 mois et demi. Pour les ACI concernés, il leur restera moins de trois mois pour transformer leur ACI et mettre fin aux contrats des personnes embauchées. L’Etat devra donc dire aux ACI qui ont été validés en CDIAE fin novembre que, finalement, ils arrêteront le 1er juillet. Dans le même temps et par voie de presse, fin 2014, le Conseil Général a informé qu’il ne signerait aucune convention avec qui que ce soit avant le vote du budget repoussé en avril, suite aux élections…. De nombreuses associations, tous secteurs confondus, qui ont pour partenaire le CG, se retrouvent en difficulté, certaines n’ayant pas les moyens d’attendre un versement en mai ou juin (au mieux si tout se fait rapidement). Comme vous le savez, les structures portant des ACI ont un rôle très important dans l’embauche de personnes éloignées de l’emploi. Elles apportent un accompagnement, des formations dans l’objectif de leur faciliter une meilleure insertion sociale et professionnelle. Cette mission est assurée, malgré des exigences accrues en termes de professionnalisation, de nouveaux moyens à engager avec l’application d’une convention collective et une baisse continue de leurs financements. Des courriers ont été adressés par le réseau Chantier école (local et national) au préfet et au président du CG, aux conseillers régionaux, députés du Puy de Dôme, et sénateurs du Puy de Dôme ainsi qu’à la présidente du CNIAE. Un appel à manifester pour tous les ACI du département a été lancé pour le lundi 23 février après midi devant la préfecture puis le conseil général.

fichier pdf lettre E Wargon Situation Puy de Dôme

Pour la CFTC : FREDERIC BELOUZE

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De le « NOTRe » à une régionalisation de l’insertion via un désengagement fort de l’ETAT sauf pour Pole-emploi!

Posté par cftcinsertion le 22 février 2015

Début 2015, hélas, nous aimerions tellement vous annoncer que le réseau des Missions Locales se porte mieux. Qu’en étant enfin identifié comme l’un des  services publics de l’emploi, le travail des salariés est enfin reconnu.

Hélas, il n’en est rien. La fragilité de notre mode de financement reste l’indicateur de l’appui que nous apportent nos politiques. D’années en années, les coupes, les retraits de subventions, le chantage à l’emploi font partie du lot quasi quotidien des salariés des Missions locales et des Maisons de l’emploi. Pour nos politiques, la principale cause du chômage des jeunes est à chercher dans le Service public de l’emploi et « ses complexités ». Chercher l’erreur !!!

Parlons un  peu du projet de loi qui fâche beaucoup la CFTC ML-PAIO : Le projet de loi « NOTRe», c’est simplement l’aboutissement d’une des nombreuses conséquences du désengagement de  l’Etat  au profit des régions. L’axe 3 de la loi sur la décentralisation (reforme territoriale) a et aura forcément  des conséquences sur les Missions Locales et les Maisons de l’Emploi.

Nous constatons qu’à ce jour seul le syndicat CFTC de l’Insertion a alerté par voie de presse en juin 2013 les syndicats et les réseaux de l’insertion quant aux conséquences  dramatiques que cette loi aura sur les structures s’occupant de l’insertion, de l’accompagnement ainsi que de l’emploi.

Pour Madame le Ministre Marylise LEBRANCHU, une mise sous tutelle par les régions des ML-PAIO et MDE seraient l’idéal, sans parler du découpage de Pôle emploi. Le volet financement a aussi été évoqué par la Ministre, il s’agit d’un transfert des moyens ainsi qu’une mise sous tutelle des missions locales et des maisons de l’emploi aux régions, mais pour le syndicat CFTC cela nous semble impossible car les loups ne se mangent pas entre eux (UNML/CNML/DÉPUTES/SÉNATEURS …).

Concernant les moyens, les régions demandent qu’il y ait un transfert des subventions que l’Etat donne aux  missions locales et aux plans locaux pour l’insertion et l’emploi (Plie). Pour le syndicat CFTC, c’est clairement NON ! Un financement unique, c’est la mort assurée des structures de l’insertion. Pour nous CFTC, il ne faut pas que les missions locales/MDE soient au service d’une politique régionale uniquement. Elles doivent être un véritable support  et un  outil d’accompagnement et de pilotage qui collabore au plus juste avec les régions et l’état. Concernant les fusions des structures d’accompagnement à l’emploi à l’échelle régionale, nous remarquons avec beaucoup de regret que les 2 plus grandes centrales syndicales de salariés n’y se sont pas opposées !
A noter que la commission des affaires sociales du Sénat a voté un amendement au projet de loi NOTRe, afin de renforcer et d’assoir les régions pour la coordination des acteurs de l’emploi. La présidence du nouveau Comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle (Crefop) sera confiée uniquement au Président de région. Pour le syndicat CFTC, une présidence  unique c’est clairement NON, elle doit être conjointe Conseil Général et PREFET. C’est donc avec  amertume que nous remarquons que les jalons d’une décentralisation de la compétence ‘emploi/formation/insertion’ aux régions » est en marche. Il nous semble évident que le  projet de nos élus locaux réside dans la simple idée de créer une structure unique par département. Ainsi, le problème de financement de structures, ne se posera plus ! Encore une fois, ce sont les salariés qui sont les otages des politiques de réduction des déficits publics et qui vont en faire les frais. Et ne parlons pas des jeunes !!!

La loi « NOTRe », c’est la régionalisation de l’insertion via un désengagement fort de l’ETAT sauf  pour nos collègues de  pole emploi qui eux resteront sous mandat unique de l’état ! 

Quand comprendrons-nous que l’insertion des jeunes, c’est le futur de la France…

Mais assez de jérémiades…La bête n’est pas morte nous sommes telles des Phœnix nous saurons renaître des cendres de l’Axe 3 de la décentralisation!    

Voici un peu d’information sur le CPE et le CPF.

Les reformes sont nombreuses concernant votre parcours professionnel qui vont impacter votre avenir.

Nous avons fait le choix de vous parler du compte personnel de formation (CPF) et du Conseil en Evolution Professionnelle (CEP).

Concernant  le CPF,  au sein de la branche des missions locales, l’ensemble des partenaires sociaux,  suite  la réforme sur la formation professionnelle du 05 mars 2014 et à la mise en place du CPF pour janvier 2015, a décidé à l’unanimité  le doublement des heures au titre du CPF pour les salariés infra IV  ou à la cotation 8 de la CCN des ML-PAIO. Seule bonne nouvelle de l’année pour le réseau  !!! En espérant l’accord du syndicat employeur.

Le Conseil en Evolution professionnelle (CEP) qui est un nouveau dispositif qui permet à chaque travailleur actif de disposer d’une prestation de conseil en évolution professionnelle. C’est l’ensemble des salariés qui seront les  bénéficiaires du dispositif. Les demandeurs d’emploi, les jeunes actifs ou intérimaires bénéficient de manière prioritaire d’un conseil en évolution professionnelle, par rapport aux salariés en entreprises. Le CEP est une offre service faite aux salariés afin faire le point sur leur situation professionnelle et de préparer le cas échéant, une mobilité interne ou externe à l’entreprise. Les opérateurs dédiés qui sont en charge du CEP : le Pôle emploi, les Cap emploi, l’APEC, les missions locales et les OPCA au titre du CIF.

Hélas encore une fois pour le syndicat CFTC des ML, le réseau est le faire valoir d’un dispositif ! Pour nous le compte n’y est pas. Nous déplorons car les moyens pour exercer cette action au sein  du réseau des ML/MDE n’ont pas  été budgétisés par l’Etat surtout concernant la formation  et le recrutement des acteurs en charge du dispositif. C’est encore une fois le réseau qui doit  gérer la mise en œuvre de ce dispositif, s’autofinancer  afin de pallier aux manques d’ambitions des pouvoirs publics face à la formation professionnelle des salariés et des demandeurs d’emploi.

Pour conclure, l’année 2015 sera encore et encore l’année de tous les dangers pour les ML-PAIO et MDE, disparition de structures, licenciements, perte de financement et incertitude quant à l’avenir du réseau seront encore les maîtres mots de cette année 2015.

Espérons que l’année 2015(Année de la chèvre…) soit l’année du réveil de nos politiques face à leurs ambitions en matière d’emploi et d’insertion…rien n’est moins sûr !

Bonne lecture à tous,

L’équipe CFTC Insertion.

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le flash emploi CFTC n°34 et l’info PE n°20 CFTC

Posté par cftcinsertion le 3 décembre 2014

Bonjour à tous,

 

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le flash emploi n°34 et l’info PE n°20 pour les mois d’octobre et de novembre 2014.

fichier pdf Info pole emploi 20 fichier pdf flash emploi octnov14

 

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire ou information.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

Cordialement,

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« Le pouvoir d’achat au cœur de la négociation salariale du 16 octobre 2014:le point à 4.70 euros pour 2015»

Posté par cftcinsertion le 1 octobre 2014

Au moment d’engager la négociation  salariale sur la rémunération conventionnelle pour l’avenir du réseau des Missions Locales-Paio, le syndicat CFTC de l’Insertion  fait les constats suivants :

voici le pouvoir d’achat des salariés du réseau…  « Le pouvoir d’achat au cœur de la négociation salariale du 16 octobre 2014:le point à 4.70 euros pour 2015» dans actu mission locale

C’est donc pour cela que la CFTC demande au syndicat employeur qu’enfin le pouvoir d’achat soit au cœur de la négociation salariale du 16 octobre 2014 mais pas que…

- Le point à 4.70 euros pour  fin 2014

+

- »Mutuelle obligatoire » digne de vous !!!

+

 - Une véritable une classification en 2015 pour redonner du souffle au réseau…  

 

Compte tenu de l’ensemble des éléments de salaire (enquête rémunération 2013 du syndicat employeur !!! fichier pdf DOSSIER D’ANALYSES CPNN 16 10 2014) mais aussi des ambitions  de l’Etat pour l’insertion des jeunes , il appartient au syndicat employeur  de prendre la pleine mesure des enjeux de la négociation salariale 2014 …

En effet,pour le syndicat CFTC de l’insertion, les salariés sont légitimement en attente de propositions pérennes, massives, à la hauteur de leur investissement.
Le pouvoir d’achat de chacun doit être préservé pour l’année 2014 et amélioré pour 2015 !

A défaut, le risque de démotivation des salariés est majeur…

 

 

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Flash emploi et info Chômage avril/mai 2015

Posté par cftcinsertion le 11 juin 2015

Bonjour à tous,
Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le flash emploi n°37.
L‘info Pôle emploi s’intitulera désormais « l’info Chômage » n°23 pour mieux couvrir l’ensemble des missions rattachées à la délégation chômage (Missions locales, service public de l’emploi, Pôle emploi, IAE, exclusion..).
Pour rappel:
le flash emploi(CESER et COPAREF, désormais les CREFOP) .
l’info CHÔMAGE.
Enfin, afin de vous aider à croiser vos regards et informations IPR-IPT et CDL, vous trouverez ci-joint:
-le suivi trimestriel des IPR:  découvrez les activités des IPR, mais aussi celles qui innovent en mettant en place de nouveaux échanges ou de nouvelles actions…à recopier sans complexe !!
-le compte rendu du CNL plénier (1 par trimestre): découvrez les thématiques et les échanges avec la direction générale, les avancées, afin de vous appuyer dessus et d’adapter votre stratégie locale.
Bonne lecture à tous

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Prime d’activité: encore une discrimination pour les jeunes !!!

Posté par cftcinsertion le 11 mai 2015

Bonjour à tous,
Pour information, ci-dessous un extrait de la Ministre des affaires sociales sur la prime d’activité.

Pour rappel, le budget de la  prime d’activité sera de 4 milliards en tout; plus il y aura de bénéficiaires plus le montant de la prime sera abaissé…donc il s’agit de réduire le plus possible l’accès de la prime d’activité à certains jeunes…
« Nous pourrions imaginer une durée minimale d’activité de trois mois ouvrant droit au versement » de la prime d’activité aux étudiants et aux apprentis, indique Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, lors de son audition par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale sur le projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi, mercredi 6 mai 2015. La ministre précise par ailleurs que l’amendement gouvernemental, qui sera présenté lors de l’examen du texte en séance publique à l’Assemblée, élargira le bénéfice de la prime aux étudiants et aux apprentis gagnant « au moins 78 % duSmic« . Si l’enveloppe consacrée à la prestation reste constante, environ 4 milliards d’euros, la ministre évoque, pour inclure dans le dispositif les étudiants et les apprentis potentiellement concernés, « une possible modulation du barème initialement prévu ». (source AEF)


A titre technique, sur les jeunes apprentis et étudiants (qui sont des futurs travailleurs qualifiés rappelons-le; ils ne sont pas de futurs travailleurs peu qualifiés), soit les jeunes ont accès au droit commun, soit ils ne l’ont pas; mais il faut arrêter de jouer avec leur statut et de l’abaisser, de discriminer sans cesse leur droit !!

l’idée reprise ici est la même que le RSA jeunes….leur accorder un droit commun mais sous conditions restrictives…

Pour rappel la prime d’activité, allocation de solidarité, perçue par un apprenti (ou un étudiant), ne sera pas prise en compte comme rémunération pour calculer les droits au chômage, etc…
de plus, à force de créer des cases (prime d’activité droit commun; prime d’activité pour apprentis et étudiants) cela va créer un bazar pour faire entrer les jeunes qui ont des situations croisées atypiques dans les cases…
enfin, étant donné que les déclarations sont trimestrielles, je me demande comment fera -t-on pour caser un jeune apprenti qui aura travailler 6 mois, voire 1 an et devient décrocheur: lui attribuera -t-on:
-la prime d’activité pour les premiers mois travaillés?-le RSA jeunes?-la garantie jeunes?
 l’allocation d’autonomie promise aux jeunes en formation initiale (apprentis et étudiants) lors des présidentielles n’ayant pas été mise en place comme prévu, on essaye avec un dispositif de solidarité de combler le vide..mais l’objectif pour les jeunes n’est pas le même: amener à l’autonomie ou tomber dans la solidarité avant même d’avoir quitté la formation initiale…croit-on que les jeunes ne s’en rendront pas compte?

au point où on en est autant leur expliquer directement que le minimum vieillesse est plus fort que le minimum contributif !!

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Accord cadre ARF/COPANEF/ETAT

Posté par cftcinsertion le 30 avril 2015

Bonjour à tous ,

pour info, en pièce jointe l’accord cadre ARF/COPANEF/ETAT.

 

Les conseils d’administration de Pôle emploi et du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) qui se sont tenus le 25 mars ont mandaté leurs présidences respectives pour signer la convention définissant les conditions de paiement des heures de compte personnel de formation (CPF) mobilisées par un demandeur d’emploi.

Le texte précise les modalités de financement des heures de CPF pour 2015, dans les limites fixées de l’annexe financière à la convention-cadre État-FPSPP. Il définit

  • les publics et formations éligibles ;
  • les conditions d’intervention financière du FPSPP ;
  • les modalités de pilotage et de suivi (suivi qualitatif, quantitatif et financier) ;
  • les modalités de contrôle et de paiement et d’évaluation de l’action.

Ainsi, les demandeurs d’emploi pourront

  • se faire financer des formations pour acquérir le socle de connaissances et de compétences ;
  • être accompagnés dans une VAE ;
  • suivre des formations qualifiantes reprises sur la liste nationale interprofessionnelle établie par le Comité interprofessionnel national pour l’emploi et la formation (Copanef), celle arrêtée par le Comité paritaire régional (Coparef) élaborée à partir du programme régional de formation professionnelle pour les personnes à la recherche d’un emploi financé par la Région, Pôle emploi et l’Agefiph.

Montant programmé : 78 millions d’euros

La convention, conclue pour 2015, indique que le montant programmé est de 78 millions d’euros, soit la moitié des 156 millions affectés à ce public, sur les 261 millions d’euros que le FPSPP alloue au CPF via la convention-cadre 2015-2017.

Le FPSPP financera à hauteur de 9 euros de l’heure les frais pédagogiques et annexes, dans la limite du nombre d’heures mobilisées et inscrites sur le compte.

Un comité national de pilotage est créé pour effectuer un “suivi qualitatif, quantitatif et financier de la convention”, qui se réunira une fois par trimestre et préparera les évaluations nécessaires aux décisions du comité de suivi de la convention-cadre entre le FPSPP et l’État 2015-2017.

fichier pdf accord cadre pour paiement heures CPF pour chomeurs COPANEF ARF ETAT avril15

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Garantie jeunes. La DGEFP publie une instruction

Posté par cftcinsertion le 28 mars 2015

Une instruction de la DGEFP (n° 2015-05) du 17 mars 2015 précise les modalités de déploiement, de financement et de pilotage de la garantie jeunes pour l’ensemble des territoires en 2015.

fichier pdf instruction-financire-gj_17mars2015_signe

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Le Medef fait le bilan des ANI de 2008 et 2013 et appelle à nouveau à de nouvelles réformes du marché du travail

Posté par cftcinsertion le 28 mars 2015

 Par Jérôme Lepeytre

Revoir les accords de maintien dans l’emploi pour aller vers un « élargissement du champ de la négociation en entreprise, en particulier l’articulation salaires/emploi/temps de travail » et assouplir « la rigidité de la rupture du CDI » sont les deux principales revendications du Medef, figurant dans un bilan des ANI de 2008 sur la modernisation du marché du travail et de 2013 sur la sécurisation de l’emploi. Ce document a été transmis aux organisations syndicales et patronales jeudi 26 mars 2015, en amont des réunions paritaires et tripartites programmées sur ces mêmes thèmes.

« Oui la France se réforme, mais non ces réformes ne sont pas suffisantes pour redresser durablement notre économie. Il faut aller beaucoup plus loin, et sans attendre, car malgré les avancées indéniables, les rigidités héritées du passé sont encore trop lourdes et les personnes, notamment les demandeurs d’emploi, sont encore insuffisamment équipées pour faire face à un marché du travail de plus en plus concurrentiel », avance le Medef, dans un bilan des ANI des 11 janvier 2008 et 2013, transmis aux organisations syndicales, en début de soirée, jeudi 26 mars 2015.

À quelques jours des réunions paritaires sur l’évaluation des deux ANI - le 30 mars et le 8 avril – et de la réunion entre les partenaires sociaux et le gouvernement du 3 avril sur l’ANI de 2013, l’organisation patronale va au-delà d’un simple bilan et appelle à faire évoluer un certain nombre de dispositifs.

Ajuster la base de données

 

« La base de données [économiques et sociales] a été globalement mal accueillie par les entreprises. Sa mise en place est perçue comme une obligation formelle de plus, coûteuse et inutile », explique le Medef. « Un accord de branche ou d’entreprise doit pouvoir adapter le contenu des informations figurant dans la base en fonction de l’organisation et/ou du domaine d’activité de l’entreprise » et « le contenu clair et exhaustif de la base se substituant aux rapports et informations régulières à transmettre doit être rapidement fixé par voie réglementaire », avance l’organisation. Enfin, à deux mois et demi de son entrée en vigueur dans les entreprises de 50 à 300 salariés, le Medef demande un allégement du contenu de la BDESpour ces entreprises.

Plus globalement, comme l’a indiqué à plusieurs reprises le président du Medef, Pierre Gattaz, il faut une nouvelle « réforme du marché du travail [qui] n’est pas une condition suffisante de la lutte contre le chômage, mais […] une condition nécessaire ». L’organisation patronale avance « deux priorités » pour une nouvelle réforme : un « élargissement du champ de la négociation en entreprise, en particulier l’articulation salaires/emploi/temps de travail » et la lutte contre « la peur de l’embauche des entreprises, notamment dans les TPE/PME ».

Expliquant que ces deux thèmes ont d’ores et déjà fait l’objet de discussions paritaires, l’organisation patronale considère qu’un certain nombre de mesures en ce sens ont été « déformées » par les parlementaires. « Ces écarts, motivés le plus souvent par des considérations étrangères à l’intérêt des salariés et des entreprises, ont la plupart du temps porté atteinte à l’efficacité des dispositifs imaginés par les partenaires sociaux, allant parfois même jusqu’à les vider de leur sens », considère le Medef qui voit là, le fruit d’un « équilibre bancal entre démocratie politique et démocratie sociale ».

RÉFORMER LES ACCORDS DE MAINTIEN DANS L’EMPLOI

Si le Medef salue plusieurs avancées opérationnelles à l’instar des ruptures conventionnelles, de la refonte des règles de licenciement collectif, de la réforme du chômage partiel, des droits rechargeables en cours d’ajustement ou encore du compte personnel de formation, l’organisation liste de nombreuses mesures à revoir ou à supprimer, au premier rang desquelles figurent les accords de maintien dans l’emploi. « Le résultat est sans appel : près de deux ans après l’entrée en vigueur de la loi, on dénombre à peine cinq accords de maintien dans l’emploi », résume l’organisation patronale. D’après elle, trois raisons expliquent cet échec : un « excès d’encadrement par le législateur », une « absence de traitement de la question du refus du salarié » et l’  »impossibilité de recourir à ce dispositif pour augmenter le temps de travail et doper la compétitivité des entreprises ».

L’organisation revendique deux évolutions législatives pour rendre opérationnels ces accords de maintien dans l’emploi. En premier lieu, il faudrait « supprimer la condition de graves difficultés conjoncturelles », ce qui « permettrait de développer les accords de compétitivité dits offensifs pour permettre à des entreprises de dynamiser leur compétitivité ». Ensuite, comme lors de la négociation de fin 2012-début 2013, le Medef considère que « la nature économique du licenciement [pour un salarié refusant de se voir appliquer l’accord] est incompatible avec la réussite du dispositif ». « Il est nécessaire de sécuriser cette rupture, comme cela avait été fait pour les accords de réduction du temps de travail en 2000″, avec des ruptures sui generis soumises aux dispositions relatives à la rupture de contrat pour motif personnel.

ASSOUPLIR LES MODALITÉS DE RUPTURE DES CONTRATS

Plus globalement, le Medef propose d’attaquer de front le « problème de rigidité de la rupture du CDI ». « Sans qu’il soit possible de chiffrer scientifiquement l’impact sur l’emploi d’une telle rigidité, il semble incontestable que cet impact est négatif et significatif en volume de non-embauche », explique l’organisation. Ainsi, « pour tuer la peur de l’embauche chez les chefs d’entreprise, principalement dans les TPE/PME, il faut leur donner la visibilité et la sécurité nécessaires sur la rupture du contrat de travail ».

Revenir sur la taxation des CDD
Les surcotisations chômage des contrats courts n’ont d’une part, pas inversé la tendance à la hausse de la part de ces contrats dans les embauches et d’autre part, pas occasionné de recettes supplémentaires pour l’Unédic à la hauteur des estimations. Du coup, « au vu de l’échec, de la complexité et du coût élevé du dispositif, il semble opportun de s’interroger sur la pérennisation de celui-ci ».

Pour le Medef, il faut « introduire dans le contrat de travail les motifs incontestables de rupture ». « Ces motifs seraient listés dans le contrat de travail et recevraient donc l’accord du salarié lors de la signature du contrat. Il peut s’agir de motifs externes [évolution du volume global d’un marché] ou internes [baisse du chiffre d’affaires en % ou en valeur absolue, perte d’un marché spécifique…] à l’entreprise. Si l’une de ces causes de rupture intervient lors de l’exécution du contrat de travail, l’employeur peut l’invoquer pour justifier le licenciement d’un salarié », précise l’organisation. De même, le  Medef propose de « généraliser le contrat de projet » qui « a l’avantage de ‘coller’ assez fortement à l’évolution des entreprises qui fonctionnent de plus en plus en logique de projet, notamment dans les nouveaux métiers [informatique, nouvelles technologies, services aux entreprises…], quelle que soit la taille de l’entreprise ».

De plus, l’organisation reprend ses revendications de mise en place de barèmes et de plafonds pour encadrer les ruptures. Il faudrait ainsi « introduire un barème d’indemnités de licenciement dont le respect par l’employeur éteint toute contestation en justice » et « un plafond d’indemnités à verser au salarié par l’employeur en cas de contentieux ».

 

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Basta !

Posté par cftcinsertion le 28 mars 2015

Basta ! 

 

« Le travail fourni par les acteurs de l’accompagnement doit être revalorisé et simplifié. Quand une Mission locale doit remplir entre 20 et 30 dossiers de subventions chaque année pour assurer son financement, c’est autant de temps qu’elle n’a pas à consacrer aux personnes accompagnées. De même, il est indispensable de former les travailleurs sociaux et professionnels de l’accompagnement à la connaissance des structures et des dispositifs afin qu’ils puissent favoriser le recours des jeunes à leurs droits (une Mission locale gère plus de 80 dispositifs d’insertion). »

Qui dit cela ? Le Conseil économique, social et environnemental (p. 42) dans son projet d’avis daté du 11 mars 2015, « Sécuriser les parcours d’insertion des jeunes ».

 

La lecture, infinie, ad libitum, des rapports et avis multiples, répétés et même redondants, est épuisante. Non que ce qui est écrit épuise mais parce que entre ce qui est dit et ce qui est fait chaque jour, à l’échelle des terrains, s’observe le même écart abyssal entre les droits prescrits, par exemple le droit à un travail inscrit dans le préambule de la Constitution de 1946 qui affirme : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi », et le droit effectif : 5 millions de demandeurs d’emploi.

Cet écart n’est rien d’autre que l’expression d’un déni de droit, la révélation d’une imposture, l’illustration d’un illusionnisme social. Déni de droit… il est vrai que nous nous y sommes habitués : souvenons-nous qu’en 2005, alors que nos édiles parlementaires votaient un « droit à l’accompagnement » (article 13 de la loi de cohésion sociale) devant explicitement être mis en œuvre par les Missions locales, à quelques centaines de mètres de l’Assemblée nationale Fadela AMARA concoctait un « contrat d’autonomie » pour l’accompagnement des jeunes des ZUS mis en marché public pour les « OPP » (opérateurs privés de placement). Plusieurs Missions locales, d’ailleurs, acceptèrent de candidater à cet appel d’offres… généralement, en plus, pour ne pas être retenues !

 

On trouvera sans aucune difficulté une littérature foisonnante d’auteurs qui ne sont pas que des imbéciles ou des rêveurs, non pas sur l’intérêt, mais sur la nécessité, ne serait-ce que simplement rationnelle sans même parler d’éthique, de prendre en compte la globalité des besoins des personnes, par exemple des jeunes en Mission locale : comment imaginer qu’un placement en emploi soit suffisant s’il n’est étayé d’une stabilité domiciliaire, d’une santé satisfaisante, de possibilités de se déplacer ? Et pourtant, la « logique » (les guillemets pour signifier le paradoxe d’une telle notion face à ce qui se passe) du système est de n’apprécier – « évaluer » – que l’accès à l’emploi : point à la ligne ! garde-à-vous !

 

Les mêmes qui, dans ce système, disposent pourtant du minimum de bagage culturel pour savoir qu’un des facteurs majeurs de dysfonctionnement dans une organisation est le manque de reconnaissance rayent d’un trait, c’est-à-dire ignorent son coût, le travail fait pour aider à accéder à un logement, pour « Bouger pour s’en sortir » ( titre de l’ouvrage d’un collègue universitaire de Rennes, Eric Le Breton), pour se soigner… Ce sont les mêmes qui, en CDI, n’hésitent pas à traiter le logement, la mobilité, la santé, etc. de « problèmes périphériques » à résoudre pour atteindre le Graal d’un « emploi durable » de six mois ou plus… avant de rentrer le soir chez eux en prenant leur voiture après avoir pris un rendez-vous chez le médecin pour soigner leur bobo.

 

Qu’il s’agisse de cette multiplication bureaucratique de conventions à signer, à renouveler, pour joindre les deux bouts (une sorte de denier du culte laïque pour l’insertion des pauvres jeunes) et, toujours sur le fil du rasoir, pour rémunérer celles et ceux qui par leur action quotidienne évitent l’explosion de la marmite sociale, ou de l’incohérence intellectuelle des politiques aussi sectorielles qu’hémiplégiques, le secteur de l’insertion, plus largement de l’intervention sociale et du travail social, butte sur deux écueils : l’égoïsme des inclus et son incapacité à s’organiser pour dire, clamer, « Basta ! »

 

PS1. Quant à la loi NOTRe et la régionalisation rampante des Missions locales qui, passé le coup de feu, semble être le cadet des soucis des professionnels de terrain, quitte à subir le procès de jacobinisme, je persiste et signe… et, ouf, trouve quelques-uns pour lesquels la proximité territoriale n’est pas systématiquement garante de plus de démocratie. Ainsi on peut lire, dans l’excellente collection « La République des idées », Le Nouvel Egoïsme territorial de Laurent DAVEZIES. Ca ne coûte que 11,80 €.

PS2. Ca bouillonne du côté de la Mission locale de Paris… Côté SYNAMI, le tract revendique des points essentiels : équité entre emploi et social, place donnée à la parole des jeunes, des diagnostics de territoire comme source de projets innovants… Via le tract de la CGT, j’apprends avec étonnement que le projet associatif « prône la suppression des postes et la baisse de la masse salariale » : qu’est-ce que cela vient faire dans un projet associatif ? Si, en plus, ce projet « remet en cause les valeurs fondamentales des Missions locales », posons l’hypothèse que celles et ceux en charge de celui-ci n’ont pas exactement compris ce qu’il devrait être. Hélas.

Philippe LABBE

 

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Un avenant prolongeant l’ANI jeunes du 7 avril 2011 pour 6 mois devrait permettre l’accompagnement de 10 000 décrocheurs

Posté par cftcinsertion le 25 mars 2015

 

« L’article I de l’ ANI du 7 avril 2011 [sur l’accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi dans leur accès à l’emploi] est prolongé de six mois, à compter du 1er janvier 2015, afin de permettre l’accompagnement de 10 000 jeunes supplémentaires par les missions locales », indique l’avenant du 17 février 2015. Signé par la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et la CGT, côté syndical, et le Medef, la CGPME et l’UPA, côté patronal, cet avenant prolonge ainsi les dispositions de l’ANI qui concernent les jeunes « décrocheurs ».
 Un avenant prolongeant l’ANI jeunes du 7 avril 2011 pour 6 mois devrait permettre l’accompagnement de 10 000 décrocheurs dans Missions locales trombonne Avenant n°4 du 17 février 2015 à l’ANI jeunes du 7 avril 2011

Par Morgane Gaillard 

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Pour information: rapport sur l’emploi des jeunes

Posté par cftcinsertion le 23 mars 2015

Bonjour à tous ,

pour information, ci-joint un article sur un rapport d’information sur l’emploi des jeunes de l’assemblée nationale.
pour consulter le rapport dans son ensemble, cliquez sur le lien suivant:
www.assemblee-nationale.fr/14/europe/rapdifnet/ri2620.pdf

je vous remercie de votre attention.
bien amicalement à tous,

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Le flash emploi n°36 ainsi que l’Info PE n°22

Posté par cftcinsertion le 23 mars 2015

Bonjour à tous,
Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint pour les mois de février et mars 2015, le flash emploi n°36 ainsi que l’Info PE n°22.
 Nouveau ! Désormais, les positionnements de la CFTC sur le chômage sont intégrés dans l’info PE. N’hésitez pas à faire part de votre appréciation sur cette évolution.
Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire ou information.
Je vous remercie de votre attention.
Bonne lecture,

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Accès des jeunes au logement : toujours la galère !

Posté par cftcinsertion le 19 mars 2015

L’Observatoire de la jeunesse solidaire consacre son rapport 2015 à « L’accès au logement, déterminant pour l’autonomie des jeunes ». Ce document rend compte de l’enquête annuelle réalisée par l’Afev (Association de la Fondation étudiante pour la ville), la société d’étude Audirep et la Fondation BNP Paribas. L’étude met en évidence une « situation alarmante » sur l’accès au logement des jeunes.

Une situation qui se dégrade

Le rapport estime que « le contexte s’est tellement aggravé qu’ils sont désormais sept sur dix à déclarer avoir été ou être encore confrontés à des difficultés de taille dans ce domaine. Et ce même si près de huit jeunes sur dix de 18 à 30 ans ont d’ores et déjà quitté le domicile parental ». Parmi les 18-24 ans, 25% des jeunes vivent encore chez leurs parents, dont 67% pour des raisons financières.
Autres chiffres qui témoignent de l’ampleur des difficultés en la matière : 21% des jeunes n’ont pas pu avoir accès à un logement car sans emploi ou en emploi précaire ; 25% ont renoncé à des dépenses de première nécessité pour pouvoir se loger ; 12% se disent victimes de discriminations dans l’accès au logement ; 26% n’ont pas accès à un logement locatif faute de moyens ; 15% des jeunes autonomes se sont déjà retrouvés sans logement ou dans une situation très précaire…
Sans surprise, ce sont les jeunes de milieu populaire qui accèdent le plus difficilement à l’autonomie en la matière. Les différences sociales sont fortement marquées : sur les 32% de jeunes qui disent n’avoir rencontré aucune difficulté dans l’accès au logement, on trouve en majorité des jeunes en activité professionnelle, ayant un niveau bac+5 et des parents propriétaires et CSP+. A l’inverse, parmi les 68% de jeunes ayant rencontré au moins une difficulté dans l’accès au logement prédominent ceux sans activité professionnelle ou en intérim, non diplômés et vivant chez leurs parents.

12% des locataires du parc social ont moins de 30 ans, contre 24% en 1984

Ces chiffres s’accompagnent, dans le rapport de l’Observatoire, de témoignages de jeunes ayant participé à l’enquête, mais aussi d’analyses d’experts et de responsables de différentes organisations représentant les moins de trente ans.
Juliette Furet, responsable du département des politiques sociales à l’USH (Union sociale pour l’habitat), rappelle ainsi l’ »effet vieillissement » des locataires du parc social : aujourd’hui, 12% d’entre eux ont moins de trente ans, contre 24% en 1984.
Pour Philippe Pelletier – avocat spécialisé en droit du logement, président du « Plan bâtiment durable » et ancien président de l’Union nationale de la propriété immobilière -, les jeunes « ne trouvent pas leur place dans le système du logement français ». Il préconise le développement des colocations de maisons individuelles (comme en Allemagne ou aux Pays-Bas) et du logement intergénérationnel (avec la possibilité que les collectivités se portent garantes du loyer).
Enfin, Ahmel Djioui, déléguée nationale de l’Uncllaj (Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes) constate chez les jeunes les moins biens lotis  »une forme de résignation et d’acceptation de leurs difficultés, même si beaucoup tentent de les contourner et innovent ». Selon Ahmel Djioui, cette « résignation par rapport à l’accès au logement se retrouve dans d’autres accès [aux] droits (santé, emploi, stabilité…) ».

Jean-Noël Escudié / PCA

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