INFO CFTC MISSIONS LOCALES : Lettre ouverte…

6 jan

Je fais suite à mon interpellation auprès de notre Président de notre confédération Cyril CHABANIER dans laquelle je lui faisais part du « Ras Le Bol » des salariés des missions locales et de notre sentiment d’injustice face à notre partenaire Pôle-Emploi.

Je rappelle que les Missions locales font partie du Service Public pour l’Emploi mais hélas on ne parle que du Pôle-Emploi y compris dans les communiqués du gouvernement. Il suffit d’aller sur n’importe quel moteur de recherche pour se rendre compte que les Missions Locales ne sont pas considérées comme un acteur essentiel du Service Public (SPE).

Pour rappel, les missions locales ont un statut associatif (trésorerie sur 3 mois) dont les crédits sont assujettis aux résultats. Les crédits supplémentaires qui sont en plus alloués par l’ETAT sont conditionnés à des résultats/objectifs via la CPO comme aux seins des branches de la sécurité sociale(Via une COG).

Aujourd’hui, les différents objectifs qui sont souhaités par le gouvernement comme par exemple le Plan jeunes « un jeune, 1 solution» propose un panel d’outils et de dispositifs, permettant une réponse adaptée à chaque situation. Il a pour ambition de permettre aux 750 000 jeunes arrivant sur le marché du travail en 2020 de trouver une solution vers l’emploi, sans oublier les jeunes qui sont déjà sans activité et sans formation.  Nous faisons un constat que le choix du Gouvernement en termes de lisibilité oriente uniquement sa stratégie de communication que via le Pôle Emploi et non en une stratégie multi porteuse voir associative avec les Missions Locales alors que sont un des acteurs essentiels depuis plus de 35 ans et avec une efficience reconnu face l’accompagnement des jeunes !

En 2020, le Pôle Emploi a obtenu 2150 embauchent en ETP pour accompagner les jeunes en AIJ (accompagnement Intensif des Jeunes).

Pour les Missions Locales: les moyens supplémentaires des Missions Locales sont fléchés sur l’augmentation des entrées en dispositif pas sur les moyens humains pour les réaliser tous.

L’AIJ se traduit par un accompagnement individuel. Les Missions Locales doivent elles avoir plus de jeunes en Garantie jeune ce qui se traduit par des ateliers collectifs qui normalement doivent se faire dans des locaux dédiés. Les moyens financiers pour trouver ces locaux pour accueillir ses ateliers collectifs ne sont pourtant pas définis (dans des grandes villes, inutile de parler du prix des loyers demandés !). Toutes les nouvelles embauches sont ciblées sur cet accompagnement au détriment l’accueil des jeunes en très grande précarité.

-          AIJ Pôle Emploi : 2150 ETP en plus

-          Missions Locales : Objectif Garantie Jeune (GJ) en hausse mais sans moyens conséquents.

-          PACEA en plus mais sans moyen humain.

Avec la crise sanitaire, aucunes garanties que les objectifs liés à la CPO soient supprimés ou même diminués. A chaque déconfinement, les conseillers doivent mettre les bouchées doubles pour les atteindre.

L’accompagnement des jeunes dans le cadre du Plan 1 jeune/une solution ou le plan jeune n’est basé que sur l’accompagnement à l’emploi ou la formation pourquoi pas un volet plus « social » ce que nous savons pourtant faire. Je rappelle quand même que les missions locales accueillent également des jeunes en grande difficultés sur le plan social et sur le plan de la santé. (Recrudescence de jeunes avec des troubles mentaux plus ou moins grave).

Si un jeune a des difficultés au niveau de sa santé, il bénéficie d’un accompagnement spécifique, avec l’appui d’autres partenaires. Pour être plus clair, un jeune qui souffre de problèmes mentaux par exemple peut être suivi par un organisme spécialisé avec l’appui des missions locales. Mais le temps que va lui dédier un conseiller ne sera pas pris en compte car il ne pourra adhérer à un accompagnement renforcé.

On nous parle depuis de années de dispositifs en mille-feuille, encore aujourd’hui, les discours de Madame BORNE est ciblé sur des dispositifs qu’elle trouve elle-même compliquée

-          AIJ (surtout pour le Pôle Emploi)

-          Garantie jeune

-          PACEA

Si un jeune ne veut pas entrer dans ces « boites », les Missions Locales ne sont pas rémunérées même si nous sommes encore des acteurs privilégiés dans des quartiers dits sensibles voir très difficiles avec bien évidemment un objectif de performance (Convention 2016-2020 avec le Pôle Emploi).

Tous ces dispositifs sont conditionnés par le fait que le jeune doit être prêt à être accompagné dans un dispositif d’accompagnement renforcé. Vers qui renvoyer les jeunes qui ne le sont pas ?

Plus qu’un choix pour le conseiller : ne pas les recevoir ou alors se faire taper sur les doigts car ses objectifs PACEA donc la Garantie jeune ne sont pas bons. (Pour information les jeunes qui ne veulent pas ou qui ne peuvent pas entrer dans ces dispositifs ne sont pas comptabilisés).

Depuis des années le syndicat CFTC pour la branche des Missions locales revendique une véritable identification visuelle par l’Etat comme acteur de premier plan du service public pour l’accompagnement des jeunes au même titre que nos collègues du Pole emploi sans oublier une véritable reconnaissance financière. Il faut savoir que le réseau des Missions Locales n’a pas connue de revalorisation salariale depuis 2017 et que l’écart de rémunération entre un conseiller de ML et conseiller pôle emploi voire conseiller à l’Epide (Etablissement pour l’insertion dans l’emploi) est lui inferieure de +de 18% …

En définitif, les revendications des salariés du réseau des ML ne sont pas uniquement financières mais également sur une véritable reconnaissance identitaire du réseau des MISSIONS LOCALES .

Pour la CFTC Mission Locale

La Référente CFTC PSE

H.K

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